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Nom du blog :
journalinfime
Description du blog :
Journal infime et débarras mental, ce blog fleure bon la Guinness et la poussière... Bonne visite!
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
13.04.2006
Dernière mise à jour :
25.10.2006

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Bluuup

Publié le 09/06/2006 à 12:00 par Chapelier Fou
Bluuup
Bé moi j'dis, les Chieftains y'a qu'ça d'vrai!
Aprés les papys du rock voici les papys du folk... Plus de quarante ans d'existence ça se fête!
Son associé :



--

Pwaaap

Publié le 09/06/2006 à 12:00 par Chapelier Fou

Inventer le monde

Publié le 09/06/2006 à 12:00 par Chapelier Fou
Inventer le monde
Petit texte qui m'a permis de gagner, entre autres cadeaux bizarres, un livre de Marguerite Dumas et un baladeur MP3.

Silence.
L’immensité labyrinthique de la bibliothèque serpente dans les ténèbres.
Sur les rayonnages chargés d’ouvrages prestigieux, le temps distille lentement la connaissance et l’imagination.
Les ténèbres ont étendu leur emprise sur la salle.
Calme et obscurité, le savoir et la sagesse de millénaires entiers s’entassent ici.
Soudain, un frémissement, un murmure, une lueur tremblante, les ombres refluent.
Des pas.
La rumeur d’une conversation à voix basse, pour ne pas troubler la sérénité des lieux.
Deux voix.
L’une, grave, profonde, dont les échos résonnent comme le fracas d’une bataille et vont se perdre dans les méandres immenses des pages sablées de poussière.
L’autre, rocailleuse et sèche comme les pierres, est à peine aussi élevée qu’un murmure et pourtant on peut entendre distinctement chaque mot prononcé.
Deux silhouettes sombres se profilent, courbées sur la lueur tremblotante d’une lampe dont la flamme dorée vacille à chaque pas.
Le premier est un guerrier, bien peu coutumier de ces lieux de paix et de savoir.
Ses yeux sombres qui tant de fois ont contemplé champs de batailles et combats, qui n’ont jamais cillé devant l’ennemi ni devant la violence des assauts semblent chercher désespérément une issue, un rayon de lumière, un élément familier de son univers martial.
Au contraire, son compagnon semble issu de la nature même des lieux.
C’est un érudit d’âge vénérable, à la silhouette courbée par des années d’étude et aux yeux colorés à l’encre des pages.
Il mène le guerrier d’un pas assuré à travers le labyrinthe d’étagères, jusqu’à une grande fenêtre voilée par d’épais rideaux qu’il entrouvre afin de laisser se faufiler un peu de clarté dans les ténèbres presque palpables.
-Et bien, fait le vieillard d’un air moqueur. Tu m’as l’air bien peu à l’aise en ces lieux..
Un sourire forcé décrispe un peu les traits de son ami.
-Je te dirais la même chose si je t’emmenais sur le champ de bataille, dit-il en tournant résolument le dos aux ombres mouvantes de la bibliothèque.
Le vieil homme secoue sa vieille tête dégarnie et vient se poster dans la lumière.
-Chacun son élément, mon ami. Je suis fait pour ces lieux, pour vivre au service de la connaissance et pour prendre soin de ceux qui vivent ici.
Son compagnon lève un sourcil perplexe, et un grand sourire ravi vient fendre la figure ridée de l’érudit.
-Ignorais-tu que chacun de ces ouvrages contient la vie ? Que chacun renferme un pouvoir ? Reprend-il.
-Ce ne sont que de l’encre et du papier, le vrai pouvoir se trouve ici ; réplique l’autre en désignant l’épée qu’il porte à son côté.
-Si fait mon ami, mais cette lame peut-elle créer un monde ? Peut elle te permettre d’inventer le monde ?
-Elle permet de le créer, de forger un empire et d’obtenir le pouvoir sur les autres.
-Je vois… Ainsi donc tu te bâtis un royaume grâce à cette lame, mais peux-tu donner la vie ? Bien sur que non, elle est faite pour tuer. Mais l’artiste, quel qu’il soit, possède ce pouvoir de créer la vie ; il donne vie à ses personnages, invente un monde, tisse la trame des possibles, fait du rêve la réalité et donne corps et âme à ses pensées. Regarde.
Il désigne de sa vieille main parcheminée une fresque qui orne un des murs.
-C’est bien un monde que tu as devant les yeux. Si le peintre n’avait pas décidé d’inventer ce dessin, et bien cette dimension de l’esprit, ces personnages, cette réalité-là n’auraient jamais existé.
-Ce n’est que de la peinture, objecte le guerrier, bien décidé à ne pas se laisser convaincre. Elle ne bouge pas, n’évolue pas, ne vit pas.
-Et pourquoi pas? Notre monde est en mouvement perpétuel ; rien n’est éternel, tout évolue sans cesse. Et bien celui-ci, lui, est immobile. C’est une autre échelle, quelque chose d’incomparable, de différent.
-Alors selon toi, un livre, une peinture, même une tapisserie contient un univers ?
-Bien sûr ! Imagine que nous ne sommes qu’un objet suspendu quelque part. Nous sommes peut être un livre, une tapisserie, un tableau, une sculpture, que sais-je encore !
L’érudit sourit en voyant son ami plongé dans une profonde perplexité.
Les mots sont parfois l’arme de siège la plus efficace lorsqu’il s’agit d’ébranler la muraille de certitudes dont certains s’entourent.
-Dés que la plume touche le papier, dés que la couleur touche la toile, dés le premier point, dés le premier éclat de pierre, ce sont les prémices d’un monde en devenir. Il est immense, mon cher, le pouvoir de l’érudit, du sage, de l’artiste. Songe à toutes ces réalités qui se trouvent ici. As-tu jamais connu de royaume aussi puissant et aussi vieux que ceux qui se trouvent dans ces ouvrages ? Reprend le vieil homme en désignant d’un large geste de la main les rayonnages silencieux.
Le guerrier garde le silence, et son ami sait alors qu’il a touché juste, que les convictions monolithiques érigées par des années de batailles pour le pouvoir sont en passe d’être largement érodées par ses paroles.
Finalement, il part d’un grand rire sonore qui trouble à peine le silence séculaire, et pose une main tendre sur la garde de son épée.
-Tu as presque failli me convaincre, cette fois. Mais jusqu’à mon dernier souffle je garderais plus foi en une bonne lame d’acier que dans tes ouvrages de papier. Cela dit, peut être que je réfléchirai davantage avant de brûler ces mondes que tu dis si précieux..
L’érudit hoche la tête avec gravité.
-J’ai au moins réussi à te convaincre de la nécessité de sauvegarder ces trésors… Mais tant de choses ont déjà été perdues, achève-il en soupirant.
Les pas s’éloignent, les rideaux retombent, les ténèbres affluent tandis que les derniers échos de leur passage semblent happé le linceul silencieux qui recouvre les lieux.
A nouveau le silence.
Paix et obscurité.
L’ombre retombe sur les mondes et les réalités qui murmurent sous la poussière.
L’alchimie délicate du savoir reprend son ouvrage.
Silence.

[i]Quelque part, bien plus haut, quelqu’un reposa sa plume et referma le livre qu’il était en train d’écrire.
Entre les pages, l’encre vibrait encore de la vie qu’il y avait insufflé, la trame du monde se mêlait à celle du papier.
Un mouvement, un souffle, et l’ouvrage partit rejoindre les milliers d’univers rangés sur les millions d’étagères.
Et peut-être que quelque part, en cherchant bien, on pourrait en trouver un à la couverture d’un noir bleuté orné de la résille évanescente des galaxies.
En feuilletant les pages couvertes de l’encre des mondes, on pourrait trouver un court chapitre encore inachevé intitulé…
« la Terre »[/i]

Hips

Publié le 09/06/2006 à 12:00 par Chapelier Fou
Hips
Pourquoi tu bois pas?

Si j'avais reçu un euro chaque fois qu'on m'a posé cette question, je serais riche à l'heure qu'il est.
Non, je ne bois pas. Non, je ne fume pas. Non, je ne baise pas. Non, je ne cause pas. Non, je n'aime pas. Non, les autres ne m'intéressent pas.
Et je vous emmerde.
Oui, je suis différente. Oui, je passe mon temps à lire. Oui, je préfère la compagnie de mon PC à celle des autres. Oui, je suis grincheuse et asociale. Oui, j'aime être seule. Oui, les suçons me dégoûtent. Oui, j'ai un coeur de pierre.
Et je pose la question: qu'est ce que ça peut vous faire?
Je suis ainsi, point barre.
Et non, je n'ai pas envie de changer.
J'ai mes rêves, mes moyens d'évasion; j'ai mes envies, mes goûts, mes couleurs.
Je suis différente. Juste différente. Réglée sur une autre longueur d'onde. Composée à 70% de rêve, prototype inachevé.
Je cultive cette singularité comme d'autres cultivent leurs bégonias ou leurs plants de cannabis.
Je suis une esquille de ténèbres, une ombre qui vous traverse.
Un ovni noir, un fantôme assombri.
Un être singulier à la traîne tissée de songes, avec dans les veines plus d'encre que de sang.
Forgé pour le silence et l'obscurité, la solitude et l'hiver.
Pas humaine? Sans doute. Cela m'arrangerait bien.

Je ne vis que pour mes rêves.

Gloub

Publié le 07/06/2006 à 12:00 par Chapelier Fou
Gloub
Résumé de mon état d'esprit il y a encore quelques semaines.
Dépression? J'en sais rien. Je ne sais plus rien.
J'ai juste envire d'oublier.
Pas de repère, juste des incertitudes et des questions.
A trop vouloir se protéger on s'étouffe soi-même.

Parfois j'aimerais tout recommencer.

Révélation.

Publié le 07/06/2006 à 12:00 par Chapelier Fou
Révélation.
Le Sud-Ouest me sort par les yeux. Et l'Espagne aussi, et le Pays Basque, et les Pyrénées. SURTOUT les Pyrénées.

Vive la Bretagne! Moi j'dis, les Pays Celtes y'a que ça de vrai!
Son associé :

Solitaire

Publié le 07/06/2006 à 12:00 par Chapelier Fou
Solitaire
Je me sens seule quand je suis avec les autres.
Par voie de conséquence, je suis pas faite pour vivre en communauté.
Je suis solitaire et grincheuse.
Tant pis.
Vive les vacances.
Je verrai PERSONNE pendant trois mois.
Le pied?
Oui.
Vraiment.
Son associé :

Chut

Publié le 07/06/2006 à 12:00 par Chapelier Fou

Renaissance?

Publié le 07/06/2006 à 12:00 par Chapelier Fou
Renaissance?
C’est étrange. Peu commun, dirai-je. Une ombre sans fin qui recouvre le monde… La nuit a étendu sa mante de rêves sur les yeux endormis, mais moi je veille et sans doute je vis.
Pourtant, que suis-je face au monde entier ? Une simple marionnette de bois, ouvrage amoureusement sculpté par quelque artisan des Ardenne sous les sapins ombrageux.
Que suis-je, simple jouet d’enfant perché à la fenêtre, collé contre la vitre et contemplant pour l’éternité le monde qui frémit au-delà des volets.
Je vois la ville, et ses lumières vacillantes.
Je vois le ciel, et ses étoiles luisantes.
J’entend le vent, qui souffle et qui tempête ; j’entend le monde qui respire et s’entête.
Je suis un jouet abandonné sur un rebord de fenêtre. Ai-je droit, plus qu’un autre, à la vie ?
J’ai compté les aubes et les soirs depuis que pour la dernière fois, sa petite main m’a saisie pour jouer, depuis que je l’ai entendue pour la dernière fois me chanter ces berceuses enfantines qu’elle inventait pour moi.
Une porte a claqué, ses petits pas se sont éloignés et se sont tus dans le silence.
Au dehors, l’automne essaimait sa floraison mortuaire au vent du nord.
Depuis le silence n’a plus cessé.
Pas un son, pas un rire d’enfant.
Rien. L’ombre est retombée sur la maison comme un coin de rideau après le spectacle.
Je n’ai pas bougé, la poussière s’est accumulée sur mes jupon gris, sur mes cheveux de crin blanc, sur les longs fils qui autrefois me faisaient danser la gigue aux pieds de ma maîtresse.
Petite Souris…
Elle m’avait donné un nom.
Et je dansais à ses pieds, et je marchais ; je sautais, je bondissais, guidée par ses petites mains habiles qui faisaient jouer les cordes et les fils de soie qui retenaient mes bras.
J’étais la goutte de rosée sur la toile d’araignée que le vent agite, la flamme légère, la feuille tournoyante.
J’étais, tout simplement.
Aux yeux d’une petite fille de six ans, j’étais vivante.
Un jour peut être l’on me retrouvera, objet de bois aux jupons de soie, petit être inerte aux yeux clos qui danse encore, parfois, lorsque le vent afflue par le carreau cassé et fait frémir les fils qui me retiennent.
Un jour peut être…
Il me semble entendre un bruit, en bas… Une aube, un rire d’enfant…
Renaissance ?

Grrrrrrr.

Publié le 03/06/2006 à 12:00 par Chapelier Fou
Grrrrrrr.
Aujourd'hui je suis d'humeur massacrante. Alors pour me défouler, quoi de mieux qu'écrire en écoutant du black metal bien bourrin?

J’ai envie de tuer. Pourquoi ? je l’ignore. Ça m’arrive parfois. C’est en moi. Ça fait partie de mon sang, de moi-même c’est une partie de mon âme que je dissimule à la lumière du jour.
Je veux détruire. Une envie irrépressible de sang et de meurtre qui me fait quitter, la nuit venue, l’ombre confortable pour les rues glacées et désertes. Je piste mes proies comme un prédateur, ce que je suis plus qu’à moitié.
Violence aveugle qui touche n’importe qui.
Le sang pour laver mes péchés, la pluie pour les emporter. C’est toujours les soirs d’orage que cette envie me vient, comme si le ciel me transmettait un peu de sa colère. Ai-je raison ou tort ? je l’ignore. Je suis un tueur, et je tue sans état d’âme.
Ne cherchez pas d’humanité au fond de mes yeux vides. Je suis un tueur, assassin, criminel de la pire espèce, car je tue de sang froid, sans nécessité ni plaisir.
Je suis un péché, une tache, une honte pour l’humanité, et pourtant je vis alors que mes victimes n’avaient pas le droit de mourir.
Je suis aveugle, et je tue sans réfléchir, sans mobile. C’est pour cela que l’on ne m’arrête pas. Je suis une ombre tueuse aux yeux de sang qui se tapit dans les ténèbres pour mieux vous dévorer.
Le sang pour laver mes péchés, les gouttes de pluie sont mes seules larmes. Fils du ciel, le ciel pleure pour moi.
Je suis un ange, ange tueur et assassin, jadis au service de Notre Père. Lorsque j’ai été banni, on m’a envoyé ici, sur Terre, et l’on ma abandonné à mes tristes instincts.
Autrefois l’on m’envoyait tuer les mécréants, j’étais un ange de la mort aux ailes noires qui passait par le fil de sa lame ceux que l’on me désignait. Mais aujourd’hui, on m’a laissé à mon sort ; j’ai été créé pour tuer, faire couler le sang, et j’ai été relâché en liberté dans ce monde grouillant et innombrables aux âmes sans cesse renouvelées.
Un être en plus ou en moins, ça ne fait pas grande différence non ?
La pluie martèle les toits.
Je suis sur le port. Tapis dans l’ombre, je guette les pas qui s’approche de ma cachette au bord du quai.
Les flaques s’étendent sur le béton mouillé, les lumières scintillent sur les flot battus.
C’est le cœur de la nuit, le silence n’est rompu que par l’orage et la pluie qui s’abat en un déluge quasi biblique.
Enfin, j’entends des pas qui avancent. Des bruits d’éclaboussures.
Le sang appelle le sang. J’ai envie de tuer.
Comme pour me prouver que j’ai un réel pouvoir sur les vies humaines, comme pour me mettre à l’égal de dieu. Si je ne puis donner la vie, je peux l’ôter comme il me plaît.
La pluie tombe.
Les pas s’approchent.
Mes yeux ensanglantés fouillent les ombres du quai à la recherche de celui qui vient.
Je suis un prédateur.
Et je tue sans réfléchir.
Je bondis hors des ombres, être affreux et blême aux ailes plus noires que mon âme.
Le sang coule enfin, comme pour me libérer. C’était une jeune femme, aux cheveux noirs et collés par la pluie ; sa peau est blanche, ses yeux qui se ferment sont bleus comme le ciel que j’ai quitté.
Son sang s’écoule en une gerbe flamboyante, luisant dans la faible lumière des lampadaires.
Un sang bientôt lavé et emporté par cette pluie qui ruisselle sans discontinuer.
Le sang… Je m’abîme dans la contemplation de cette silhouette sombré étendue au milieu de l’océan noir de sa chevelure, l’infini bleuté de ses yeux à jamais voilé par l’ombre de le paupière.
Le sang s’écoule. Forme une fleur écarlate et éphémère au milieu de la grisaille du quai.
Aveugle. Aveugle et mort je contemple sans plaisir ni sentiment, ma soif enfin assouvie.
Je lève les yeux vers l’infini obscur du ciel, et les gouttes de pluie qui ruissellent sur mon visage figé sont les seules larmes qui me viennent.
Pleurer ? Pour qui ? Pour quoi ?
Pour un être éphémère que j’ai rendu à l’Eternité ?
J’ai ôté la vie à un être voué à la mort ; pourquoi en serais-je blâmé ?
J’ai été forgé pour la mort. Pourquoi, au nom de quoi devrai-je être puni ?
L’innocence pour moi n’existe pas. Il n’y a que des degrés de culpabilité.

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